lundi 24 décembre 2012

Joyeux Noël depuis Yeppoon !



Vu que la météo n’est vraiment pas clémente pour les prochains jours à Airlie Beach, et que ça commence à devenir la bouillasse généralisée, je décide de revenir sur mes pas et de faire la route dans l’autre sens.

Pendant toute la journée et 600km, je subis un temps absolument pourri, depuis Airlie Beach jusqu’à Rockhampton, qui ne donne absolument pas envie d’aller à la plage…Au moins, ça arrose la plaine et la forêt

J’arrive à Yeppoon vers 18h, tout est fermé vu que nous sommes le 24 décembre, mais heureusement le temps se découvre enfin, et me permet d’apprécier un magnifique coucher de soleil sur la plage !




Et un lever de soleil aussi pour le 25 !




Ça valait le coup finalement !

dimanche 23 décembre 2012

Visite de l’île Whitsunday


Après la plongée, on remonte sur le bateau pour un petit repas.
Le problème, c’est qu’on repart instantanément pour 1 heure de bateau sur une mer déchaînée, avec une nette envie de rendre le repas !

On arrive finalement dans une petite baie, le temps semble un peu moins pourri, on pourra au moins visiter l’île sans sortir le parapluie !

L’île Whitsunday fait partie du groupement des îles de Hamilton, qui ont été découvertes par l’explorateur James Cook au 18ème siècle. Ces îles sont ceinturées par des massifs coralliens, mais la Grande Barrière est encore loin (mini 50 km en mer).

Elles sont toutes classées en parc National, et le camping et les ancrages sont sévèrement contrôlés

L’île est surtout connue pour son paysage enchanteur et sa plage, qui paraît-il a le sable le plus pur au monde, 99.9% de silice, ainsi que son lagon, très photogénique :

Manque de chance, quand il fait un temps pourri, ça donne plutôt ça :




Bon, j’ai quand même pu me baigner, l’eau reste très agréable, et le sable est effectivement très très fin !



En traversant le lagon à pied à marée basse, j’ai eu l’occasion de déranger une « Stingray », qui se reposait au fond de l’eau (les stingray ne sont pas agressives, tant qu’on ne leur marche pas dessus, et encore il faut pouvoir les approcher). Elles sont habituées à venir batifoler dans le lagon et font le bonheur des touristes !
 
A la fin de la journée, le temps se dégage un peu en arrivant au port, et c’est l’occasion de voir 2 dauphins bondir à quelques kilomètres, mais ça sera tout pour aujourd’hui !

Plongée dans la grande barrière de corail




Après une bonne journée de visite autour et dans Airlie Beach, je me décide à réserver un tour organisé sur les fameuses îles Whitsunday (on n’y accède que par bateau)

Je réserve donc mon tour (difficile, car tout est blindé en cette période de grandes vacances!) : Il s’agit d’une visite par bateau incluant petit dèj & repas, activité de plongée masque et tuba, visite de l’île. Tant qu’à faire, je prends l’option « initiation plongée en bouteille ».

La veille au soir : patatra : des pluies torrentielles se déclenchent, durent toute la nuit non stop, le camping se transforme en bouillasse, et je me demande si je ferais pas mieux de tout annuler, car la météo ne prévoit pas d’amélioration d’ici une semaine !

Le jour dit,  il continue de pleuvoir, et il fait presque froid par moment ! On prend le bateau, direction un point de plongée à quelques km. Manque de chance, la pluie et le vent redoublent, à tel point qu’on se croirait plus dans la Manche ou en Bretagne en hiver que dans un paradis tropical !
  
Ça tabasse fort, et tout le monde commence à avoir le mal de mer…

Heureusement, on arrive au point de plongée, au dessus d’un récif de corail, entre 2 îles, dont la forêt qui les recouvre n’a jamais aussi bien mérité son nom de « Rainforest »…

Au début, je pars faire du « Snorkelling » (masque + tuba + combinaison lycra). A peine je regarde dans l’eau, je tombe face à des centaines de méduses, toutes formes et toutes tailles ! Paniqué, je remonte fissa sur le bateau et demande des explications aux instructeurs.
Il s’agit en fait d’autres variétés de méduses, totalement inoffensives et transparentes, car les Box Jellyfish ne s’aventurent pas au-dessus des récifs de corail (elles se font dévorer assez rapidement)

En attendant, à cause de la pluie et de l’eau froide de surface, le plancton se fait plaisir, et il devient impossible de voir quoi que ce soit le premier mètre (une sorte de brouillard jaunâtre…). Par contre, une fois le premier mètre passé, les récifs coralliens sont à la hauteur de leur réputation ! Un festival de coraux, de poissons, quasiment à portée de main !

Je remonte sur le bateau, échange le tuba contre la bouteille et le détendeur, et j’ai eu la présence d’esprit de prendre ma caméra GoPro ! Je n’ai pas pris de vidéos, mais des séries de photos.
Note : toutes les photos sous-marines ont été corrigées sur photoshop, car sinon la couleur rouge est absente.


















J’ai aussi vu : Un poisson – Napoléon, un petit requin, pas mal de poissons divers et variés, mais la GoPro n’a pas la vivacité d’un Reflex, surtout à 10 mètres de profondeur !

Après la plongée, petit repas sur une mer déchaînée, où tout le monde manque de rendre le repas tellement ça secoue ! Les touristes Asiatiques se distinguent en vomissant 3 fois chacun dans leur sachet. J’en mène pas large non plus ! 
La Bretagne, c'est pas mal aussi !

Heureusement on arrive enfin sur l’île Whitsunday, et le temps se découvre un petit peu !

Airlie Beach ou Munich-les-bains




Joyeux Noel à tous ! Afin d’illustrer au mieux cette période en Australie, je me suis payé un petit trip vers les îles Whitsundays, situées à 140 km au Nord de Mackay.
Il s’agit d’un chapelet de petites îles paradisiaques et d’une presqu’île, la station balnéaire d’Airlie Beach. L’ensemble est « collé » à la Grande Barrière de Corail, et le tout propose des décors grandioses :








 De nombreuses plages et criques secrètes, presque un paradis ! 






Malheureusement…. Il est déconseillé de se baigner ! Et oui, de Novembre à Mai, c’est la période d’activité de la « Box Jellyfish » et de l’ « Irukandji »,  variétés de méduses ultra venimeuses, dont le simple contact est foudroyant. Leurs tentacules sont comparables à des orties : pleines de micro-pointes chargées de venin (« sting »), qui produisent un étouffement et une accélération du rythme cardiaque, qui conduisent à la noyade.

La Box Jellyfish est assez grosse, avec une couleur bleu électrique ou fushia qui la rend facilement repérable.

L’Irukandji est encore plus puissante et plus vicieuse : elle est transparente et minuscule (1cm), mais heureusement fort rare, à tel point que les chercheurs peinent à trouver des individus pour les étudier.

Il faut porter une combinaison en Lycra couvrant tout le corps, et des bouteilles de vinaigre sont à disposition un peu partout (l’acide acétique détruit le venin et la pointe quasi-instantanément).

Résultat : tout le monde se baigne dans le « lagon », piscine municipale gratuite en bord de plage… c’est joli, mais niveau dépaysement, c’est moyen… 
 
D’autant plus que quasiment tout le monde parle… Allemand ou Hollandais, j’ai l’impression de me retrouver sur la côte d’Azur en Juillet ! la faute à une communauté Germano-hollandaise qui s'est progressivement installée dans les environs. Résultat : tous les commerces et tours-opérateurs sont "Sprechen Sie Deutsch und Dutch !"

Heureusement, il y a beaucoup d’autres choses à faire dans la région, et notamment aller visiter les îles, qui sont des merveilles naturelles, et une des « portes d’entrée » vers la Grande Barrière de Corail située à une centaine de km de la côte.