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mardi 8 janvier 2013

Les Blue Mountains Partie 4 : Kanangra National Park, et 30 ans dans les dents !

Bonjour à tous !

Aujourd'hui, j'ai 30 ans ! 30 foutus balais, depuis 1983 pour être exact...

Beaucoup de personnes m'ont demandé, via FB ou email, ce que je préparais pour cet évènement... ben comme d'habitude, j'ai absolument rien préparé, et j'ai suivi mon guide de camping, qui m'a amené la veille au Kanagra National Park après les Jenolan Caves.

Après 27 km à rouler sur de la terre sur des haut plateaux, j'arrive au campement, où je rencontre 2 suisses sympa, puis on bouge vers la fin du chemin, qui nous amène au bord d'une falaise de 200 mètres, avec une vue à couper le souffle

Le lendemain, le jour de mon anniversaire, je l'effort de me lever tôt pour voir ça : le lever de soleil sur la vallée :






Joli cadeau d'anniversaire, non ?

lundi 7 janvier 2013

Les Blue Mountains Partie 3 : Les Jenolan Caves ou comment s'enterrer en Australie

Après la visite des ruines de la raffinerie de Newnes, et surtout après 30km retour de routes en gravier, me voici de retour à Lightgow, dont l'office de tourisme propose des dépliants divers sur les activités de la régions.

Je vois apparaitre un dépliant sur les Jenovan Caves, à 70 km au sud, et je me dit que ça peut être intéressant de visiter une grotte, surtout par des chaleurs pareilles, d'autant que ça semble être sur ma route vers le sud, étant donné que je souhaite aller à Canberra par la suite.

Je me met donc en route, traverse la moyenne montagne Australienne, essentiellement faite de forêts d'eucalyptus et de pâturages jaunis en cette saison, et j'arrive tout en haut d'une vallée très encaissée, avec une route genre "Le Salaire de la Peur" pour descendre.

Tout au fond, je tombe sur une gigantesque arche de pierre, genre le Pont d'Arc en Ardèche, qu'on traverse directement en voiture !






De l'autre côté, on tombe sur ce qui semble être un village touristique, car ces grottes forment un réseau particulièrement vaste, et propose plusieurs circuits de visite et de spéléologie, du plus facile au plus "dur", ainsi que des show son et lumière dans certaines cavités les plus vastes.


Je prend la visite guidé la plus facile, et me voici dans un joyau de géologie :











En ressortant, la petite rivière en fond de vallée, alimentée par ces grottes, forme un petit lac de barrage, avec une couleur bleu-vert très bizarre, dûe aux particules en suspension :





En tout cas, ça rafraîchit !

dimanche 6 janvier 2013

Les Blue Mountains Partie 2 : Newnes ou Feysin en -50 avant J-C



Il est 15h, j’ai dépassé de 2h mon timing à Wentworth falls (Ah, les Serve et la flotte….), je prends mon guide de camping, qui m’indique un camping (gratuit) au fin fond d’une vallée à 70 km vers le Nord, dans le parc de Wollemi. Par contre, le GPS indique presque 4h pour y aller. Bizarre...

Je me mets en route et je me balade dans la région de Lightgow, petite ville de moyenne montagne, qui vit essentiellement de… l’extraction de charbon et de 2 énormes centrales électrique alimentant Sydney.  Je me disais bien que les routes étaient en trop bon état !

A ce propos, je m’engage dans ce qui semble être une route communale avec un revêtement de plus en plus pourri. Au bout de 18 km, j’arrive à l’entrée de la vallée de Newnes, très encaissée et difficile d’accès, avec une petite route goudronnée qui descend raide de chez raide.


A la fin de la descente, le goudron laisse place à une route en terre et gravier. Facile, me direz-vous ? Sauf que ces routes sont le cauchemar de tout amortisseur qui se respecte : la pluie et les freinages créent des série de micro-bosses : une sorte de « tôle ondulée » par endroits, qui provoque des vibrations et un phénomène de résonance vraiment flippant. 

A la fin, je fini par prendre le pli Australien : je fonce à 80 km/h, pendant 20km ( !). Ça évite à la caisse d’entrer en résonance. A noter que ces route sont parfaitement accessibles aux 2 roues motrices, une niveleuse et un bulldozer passent régulièrement pour supprimer les ornières (à ce prix, ils pourraient mettre du goudron !).
Faut juste pas trop être regardant sur l’état de la voiture à la fin ;-)
Au passage, cette vallée n’est pas inhabitée : une vingtaine de fermes dédiées à l’élevage existent, dans un décor grandiose, quoique très sec !

A la fin, j’arrive enfin à la zone de camping, où plusieurs Australiens ont planté leurs « tentes ».
  
La zone est littéralement farcie de bébêtes : Kangourous, Wallabies, Canards agressifs (WTF ???), lézards géants…

Je tombe sur 3 backpackers un peu en galère, dont la voiture a surchauffé : Un Canadien, un Allemand et un Belge, qui attendent de sortir de la vallée avec leur voiture au petit matin, pour éviter une nouvelle surchauffe.
On sympathise, on descend quelques bières / vodka, j’apprends à l’Allemand le concept des patates sautées (couper Karthoffhel puis à la poêle mit garlic, Wunderbart !)

Au petit matin, les voilà déjà partis. Quant à moi, je vais faire un tour dans les « ruines » à environ 2km de la zone de camping. Pour cela, il faut traverser une rivière (gentille, la rivière...), mais le 4x4 est indispensable ici :
 Passera ? passera pas ?


Je me retrouve donc après 1km de chemin forestier puis 1km de sentier, en plein milieu d’une forêt, à explorer les ruines d’une… raffinerie de pétrole ! 


Hé oui ! Le parc National de Wollemi n’a pas toujours existé, et cette région possède en son sous-sol des schistes bitumineux, permettant la production d’hydrocarbures lourds. Une raffinerie importante a été construite en 1907, attenante aux mines, avant d’être totalement démantelée après la seconde guerre mondiale, car le pétrole ainsi extrait coûtait beaucoup plus cher que le pétrole conventionnel.







La vallée possédait une arrivée de chemin de fer, des barrages pour l’eau, une vingtaine de fours à coke, plusieurs unités de raffinage et de séparation, des ateliers en pagaille, les baraquements des employés, le tout à flanc de montagne !

Aujourd’hui, il est vraiment difficile d’imaginer que cette forêt d’Eucalyptus était il y a 70 ans seulement un centre industriel majeur, avec presque 1000 employés. On dirait plus des ruines romaines ! la nature a totalement repris ses droits...





Aujourd’hui, le charbon est toujours exploité, mais sur l’autre versant de la montagne, et le charbon extrait est exclusivement dédié aux centrales électriques alimentant Sydney ainsi que l’arrière pays.

Les Blue Mountains Partie 1: Wentworth Falls ou la douche gratuite


Après une semaine à Sydney, à visiter – squatter, j’avais besoin d’un peu d’air, d’autant qu’il fait très chaud à Sydney en ce moment !


En été, les habitants de Sydney se réfugient dans les Blue Mountains, à 100 km à l’ouest de la ville. Il s’agit d’une chaîne de moyenne montagne (altitude max. 1300m) qui coure du Sud au Nord, dont la géologie rappelle fortement le Causse, le Tarn, l’Ardèche ou le Verdon : des plateaux et falaises de calcaire, rouge en raison d’une forte concentration en oxyde de fer.

  
Les Blue Mountains font partie de la « Great Dividing Range », longue chaîne de montagnes et ligne de partage des eaux allant de Melbourne à à l'extrémité Nord de l'Australie, et faisant office de « frontière » entre le monde "civilisé" et l’Outback (en réalité, une bonne partie de l'Ouest de la Great Dividing Range est centré sur l'agriculture intensive et céréalière, avec une irrigation massive)


Les premiers colons se sont cassé les dents sur ce réseau de vallées encaissées, entourées de falaises. On y accède aujourd’hui facilement au plateau via l’autoroute et la ligne de train. La ville principale est Katoomba, située sur le plateau, assez mignonne avec ses anciennes maisons en bois, et surtout est le point principal d’accès aux falaises et aux rivières du coin.

Ici, les "Three Sisters", formation rocheuse vue à Evan's Lookout :



Ma première visite sur le chemin a été les Wentworth Falls, qui effectivement valent vraiment le coup de venir !
Il s’agit d’une rivière cheminant gentiment sur le plateau, avant de brutalement tomber en cascade depuis une falaise de 100 mètre de haut !



 Ce coin est très touristique, tout est aménagé pour le bonheur de tous, et on peut se baigner sans risque dans la partie haute de la rivière :
Néanmoins, le truc le plus intéressant est évidemment de descendre ! Les escaliers sont vertigineux, et ont été creusés à même dans la roche par les habitants dans les années 1900, qui souhaitaient par là attirer des touristes.

En bas, on n’est pas déçu du spectacle, et j’en ai même profité pour aller me faire un peu arroser !



Ensuite, on peut suivre le chemin qui passe en dessous des falaises : il s’agit d’une assez grosse ballade, heureusement à l’ombre, et qui permet de découvrir d’autres chutes d’eau, dont certaines sont utilisées pour le canyoning (les asiatiques qui pendouillaient aux câbles n’en menait pas large ;-)).


C’est pas tout ça, mais il est 15h et il faut bien trouver un endroit pour dormir !